mardi 26 février 2019

Crêpes et Carnaval à l'IME Bres.


                 L’hiver a été long et enneigé certains jours. L’IME SESSAD a dû s’adapter aux conditions météorologiques par rapport à l’accueil et au fonctionnement auprès des enfants et des jeunes mais aujourd’hui, alors que l’hiver n’est pas encore fini et peut encore réserver des surprises, il est l’heure de fêter le Carnaval.

En effet, un samedi par mois, le Dispositif IME-SESSAD organise une matinée festive et à thème.

Mais où sont donc passés les enfants, les jeunes, les professionnels (éducateurs, psychomotriciens, psychologues, infirmière, secrétaire, personnel de direction) ?

Nous ne les avons pas vus !

Par contre, des loups ! Des ours ! Des éléphants ! Des policiers ! Des chiens ! Spiderman ! Des pirates et même des princesses ! Qui dansent, qui chantent, qui rient et font la fête ensemble, ont envahi les locaux.

Bien sûr tous ces déguisements ont été préparés en amont par les enfants, à base de découpages, de collages, chacun a pu perfectionner son déguisement.
Mais tout cela creuse évidemment les estomacs.

Tout est prévu : les grands de l’IMPro et du SESSAD, habitués qu’ils sont à cuisiner, ont préparé des crêpes à l’ensemble des convives. Au menu : crêpes à la pâte à tartiner, crêpes au sucre et aux fruits (poires, bananes …). Certains en ont même redemandé et plusieurs fois …
Pour finir, donnons la parole aux participants.

K du groupe des Dragolos : « Le carnaval m’a plu. Je me suis déguisé en policier et Léïa s’est déguisée en Mickey. J’ai mangé des crêpes au Nut… ».

S du groupe des Pimousses (Petits) : « C’était bien. J’étais déguisée en Reine des neiges, j’ai mangé 2 crêpes ».

A du groupe des Arlequins (DVA) : « Samedi, il y avait le carnaval. On a fait une balade en forêt à pied. En rentrant, on a mangé des blinis  avec du tzatziki et du guacamole préparé par les Prépro ».

D du groupe IMPro : « Nous n’étions pas déguisés parce qu’on est plus des enfants mais des grands. C’est nous qui avons fabriqué des crêpes pour tout le monde, c’étaient des crêpes salées et sucrées ».

Y du SESSAD : « Ça m’a beaucoup plu, j’ai aimé parce qu’on a mangé des crêpes. J’étais déguisée en princesse ».

A du SESSAD : « Ça m’a plu l’IME. J’ai aimé les crêpes au sucre. Je ne me suis pas déguisé ».


Laurent J

lundi 18 février 2019

Les Ceintures.



Depuis deux ans, avant chaque période de vacance scolaires, les élèves de l’ITEP Robert Commin se réunissent en salle Fernand Cortez pour assister à la studieuse cérémonie des Ceintures. La cérémonie des Ceintures concerne donc le groupe des Albatros, des Korrigans et des pastoureaux.


Projet transversal pensé par les enseignants des trois groupes pour permettre aux enfants d’évaluer leurs progrès, tant concernant leurs compétences scolaires que leur comportement. Ainsi les enfants peuvent se voir décerner des ceintures allant du blanc au marron en fonction de fiches remplies hebdomadairement pour renseigner les différents paliers à franchir permettant d’acquérir telle ou telle ceinture.  Une fois acquises, les enfants gardent leur ceinture pour la durée de leur scolarisation au sein de l’unité d’enseignement de l’ITEP.

Voici quelques exemples de fiches permettant de passer une ceinture : 





Menus du 18 au 22 Février 2019.


lundi 11 février 2019

Menus du 11 au 15 Février 2019.


Le séjour à Angoulême de la section Pro.



Du 21 au 26 janvier, la Section Pro de l’IM-PRO Zazzo a participé à un séjour lors duquel ils se sont rendus à Angoulême pour y présenter le travail autour de la Bande dessiné qu’ils ont réalisés dans l’objectif de participer au concours Hippocampe. Ils logeaient «dans un super gîte situé à Salles La Valette» nous dit Ronan, un des éducateurs encadrant ce séjour. Ce fût  l’occasion pour les neuf jeunes participant à ce voyage de voir l’exposition Tom Tom et Nana ainsi que celle dédiée à Batman, et de participer à un grand jeu de piste qui proposait de sillonner la ville pour y apprécier les trompes l’œil qui ornent les murs de cette belle cité. Ils ont, à cette occasion, rencontrés sur place Gilles l’actuel intervenant qui les accompagne lors de l’atelier de création de bande dessiné et Lionel qui intervenait auprès d’eux il y a quelques années.



Focus sur l'UNAFAM 95 : L’entraide et le partage pour dépasser la souffrance.



Depuis quelques années, la Mutuelle La Mayotte met à disposition des locaux pour l’UNAFAM 95 (Union Nationale de Familles et Amis de Personnes Malades et/ou Handicapés Psychique) sur le site de Montlignon.

Brigitte Bettel, chargée de mission auprès de l’antenne dépendant de l’hôpital Simone Viel, nous expose la teneur de son action.

L’UNAFAM voit le jour en 1963 et commence à réellement prendre de l’ampleur à la fin des années 70 lors de la fermeture des asiles. En 1968 elle devient une association d’utilité publique. L’UNAFAM a pour vocation première d’aider et de soutenir les proches de personnes atteintes de maladies psychiques. Elle défend leurs droits, les représentent dans les hôpitaux, les aides à constituer des dossiers auprès de la MDPH et à trouver des logements. Les personnes appellent et Brigitte redistribue, redirige auprès des bénévoles. Sur le département du Val d’Oise ce sont une trentaine de bénévoles proches de personnes malades qui oeuvrent au sein de l'UNAFAM.

L’action de l’UNAFAM du Val d’Oise se déploie sur de nombreux axes :

- Auprès des «primo arrivants» découvrant qu’ils ont un proche malade, des journées de formation sur les troubles psychique sont proposés afin de leur donner des pistes, des repères.

- Tous les deux mois des réunions conviviales se tiennent en alternance soit ici, à la Mayotte, soit sur le GEM de Pontoise.

- Huit groupes de paroles mensuels animés par un bénévole et un psychologue clinicien. Un groupe de parole partenaire du PCPE, c’est à s’adressant aux parents d’enfants pris en charge par le PCPE. Quatre groupes de parole s’adressant au tout venant. Un groupe dédié aux fratries, et enfin deux pour les jeunes.

- Des ateliers d’entraide visant à re dynamiser, remotiver les proches qui s’essoufflent, montrent des signes manifestes d’épuisement ou de démoralisation.

- L’UNAFAM est, par ailleurs, promoteur de structures. Deux résidences d’accueil vont voir le jour. Une à Eragny et l’autre à Argenteuil.

- L’année passée elle à reçue l’accord pour le financement et la mise en place, auprès de l’ARS, de logements inclusifs. Il s’agit de logement individuel ou en colocation. Logements diffus dans la cité, mais suffisamment proches pour que les personnes qui en bénéficieront, à savoir 9, puissent percevoir la Prestation de Compensation de Handicap (PCH). Ces logements se situeront à Persan et à Cormeille en Parisis. Grace à cette mutualisation de la PCH, ces 9 personnes bénéficient de 2 Auxiliaires de Vie Sociale (AVS).

- Autre cheval de bataille: le PTSM (Projet Territorial de Santé Mentale) qui est en voie de diagnostic pour 2019. L’objectif de ce projet serait qu’il débouche sur des actions concrètes, pas forcément ambitieuse, mais réalisable rapidement.

L’UNAFAM à un pied dans la réalité et l’autre dans la concrétisation d’action de proximité à dimension humaine. Elle est, sinon au centre, en tout cas au cœur de ce qui se met en place depuis la douleur des personnes pour articuler des actions à qui la mette au carrefour du PCPE, des GEM, de tout ce qui touche à la maladie et sa prise compte.


Cézanne / Les toits rouges (vue de L'Estaque).
A la suite de cette rencontre, nous avons pu nous entretenir avec Christiane, bénévole à l'UNAFAM 95, qui nous a parlé de son point de vue d'aidant proche :
  
Je suis arrivée en avril 2018 en tant que bénévole à l’UNAFAM. Je suis la mère d’un enfant en situation de handicap psychique. Parce que mon proche va mieux, parce que j’ai envie de rendre ce que j’ai reçu j’ai décidé de m’investir à l’UNAFAM.

Depuis Septembre 2018, Je suis coordinatrice, avec une psychologue, d’un groupe de parole de parents de jeunes.

 Les groupes de paroles jouent un rôle important au sein de l’UNAFAM. Être bienveillant, écouter, ce n’est pas suffisant. Il faut pour animer de tels groupes savoir ce qu’il en est de la souffrance et comment la démêler. Il y a tant de soulagement à apporter. C’est une bataille où il est dur de se trouver, de s’y retrouver. Il faut parfois aller au-delà et partager. Savoir que d’autres vivent la même situation, qu’ils ont les mêmes doutes, la même culpabilité, la même honte.
C’est reconnaître cette ambivalence, aussi parfois, envers les proches qui sont malades et font souffrir en retour.

C’est se dire comment on souffre. C’est, pour les parents, le lieu de dire et d’entendre la souffrance de tous ceux qui ont des proches en situation de handicap et comment cela les impacte.
C’est se livrer, c’est livrer une expérience, un vécu. C’est important que des gens reçoivent cette parole.

C’est important d’écouter, de partager.

C’est également à travers l’entraide, apprendre à changer notre relation avec celui ou celle qui est en difficulté, ceci afin de mieux l’accompagner.
C’est aussi  par notre présence  en tant que témoins être  porteurs de l’espoir qu’il ou elle pourra évoluer et vivre mieux.

Je suis présente ce  lundi matin à l’UNAFAM  afin d’aider Brigitte notre chargée de mission à actualiser le guide des services de soins.


Pour en savoir plus à propos de l'UNAFAM 95, vous pouvez cliquer ICI.
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Maira Gall