Histoires vivantes.
Christelle, Lorine, Léa et Lætitia
proposent au sein de l’IME René Zazzo, sur le groupe Aquarelle, un atelier
Histoires Vivantes. Cet atelier s’est construit progressivement, pour répondre
aux besoins des enfants et des objectifs qui se dégageaient en prévision de
projets à venir. A l’origine, elles lisaient des histoires lors de sorties à la
médiathèque, mais il s’avéra que lire simplement des histoires était une bien
pauvre façon de faire, qu’il y avait nécessité et moyen d’aller plus loin, de
creuser dans ce sillon, pour donner une plus grande envergure à l’activité et
en déployer des objectifs plus fins liées aux difficultés des enfants. Au même
moment, au sein de l’équipe germait l’envie d’aller vers le théâtre avec les
enfants, l’idée de mettre en scène les lectures fût vite adoptée.
Tous les jeudis, entre 12h00
et 12h30 deux groupes sont constitués. Le premier intègre les enfants qui
comprennent plus vite, pour lesquels le langage est spontané et qui ont
davantage de capacités motrices, alors que le second comprend les enfants ayant
besoin de segmentation, pour lesquels il faut découper les différentes phases
de lecture pour leur permettre d’accéder au sens. Pour les aider, des cartes
qui reprennent les personnes des histoires ont été crées et servent de support
à l’expression. Car cette activité à entre autre objectif d’amener vers
d’avantage de compréhension.
C’est pour cela que les deux
groupes ne travaillent pas forcément sur les mêmes histoires et qu’elles
peuvent être travaillées plus ou moins longtemps en fonction des objectifs
atteints, à savoir qu’elles soient jouées avec un maximum de pertinence et de
vie. En effet, les enfants y jouent les personnages, les mettent en scène,
miment, mettent du mouvement, du déplacement. Ils incarnent et s’incarnent au
travers d’un dispositif qui intègrent et prend en compte le rythme et la
sensibilité de chaque enfant au sein du groupe.
Au fur et à mesure de la tenue de
l’atelier c’est manifesté de la part des enfants un rapport particulier à leur
image et à la permanence de celle-ci. Une image de soi qui questionne pour
certain d’entre-eux. Ils aiment que des vidéos de ces moments soient prises et
veulent ponctuellement les revoir, les revivre. Ils se souviennent des dates où
cela à été filmé et demandent à visionner des instants précis qu’ils aiment, où
ils aiment se voir en train de jouer. Ce retour par l’image sur le corps est très
important, structurant. Cela peut même avoir un effet apaisant.
Les Groupes d’Entraide Mutuelle : Se réapproprier le quotidien.
Depuis prés de 10 ans la Mutuelle La Mayotte est gestionnaire d’un certain nombre de GEMs (Groupe d’Entraide
Mutuelle). C’est à dire qu’elle accompagne ces associations dans leur gestion financière
et administrative.
Ce sont 8 GEMs, répartis sur les
départements du Val d’Oise (95) et de la Seine Saint Denis (93) et œuvrent sur
Montreuil, Bondy, Saint Denis, Epinay, Persan, Bobigny, Arnouville et Saint-Ouen.
Ces structures non médicalisées on
pour but principal la resocialisation et l’ouverture sur la cité, pour des
personnes en situation de souffrance psychique et d’isolement et d’exclusion
sociale.
Pour exister, un GEM constitué en
association de Gemmeurs a, en plus du soutien d’une association gestionnaire, l’appui d’une association marraine, ayant une action dans le
champ du handicap. Concernant les GEMs que la MLM accompagne, il s’agit des
associations Bol D’air, A Pleine Vie et l’UNAFAM (Union Nationale des Amis et
Familles de Malades).
C’est de la confluence et par le
biais de la signature de conventions avec ces deux entités qu’un GEM peut se
pérenniser et ainsi bénéficier des financements de l’ARS (Agence Nationale de
la Santé) qui édite un cahier des charges auquel il faudra répondre pour
perdurer. Ce cahier oriente le sens de la mission que se donne le GEM, à savoir
aider des personnes à se réinscrire dans la vie citoyenne. Les aider à se
réapproprier la vie sociale et le quotidien. Cela peut se formaliser par des
activités ou des sorties à visées culturelles ou dans le soutien de démarches
administratives.
Un GEM est ouvert 35h par semaine,
les heures d’ouvertures étant pensées en fonction des animateurs et des
usagers. Dès 10h00 du matin pour certains, et jusqu’en fin d’après-midi ou en
début de soirée, jusqu’à 20h00. Un montant doit être acquitté pour adhérer au GEM,
somme pouvant aller de 5 à 13 euros. Cette adhésion est importante parce
qu’elle acte et implique un réel engagement. Mais des personnes non adhérentes
peuvent régulièrement profiter de cet espace et l’investir. Le GEM devient ainsi l'outil de ses adhérents, leur permettant de s'inscrire dans une démarche d'autonomie, tendant à aboutir à une autogestion complète et durable, c'est-à-dire sans l'intervention d'un organisme gestionnaire ; comme le préconise d'ailleurs le cahier des charges.
Chaque GEM dispose de 2 animateurs
salariés à mi temps. Des animateurs qui pourront être des artistes, des
psychologues de formation, des éducateurs … Des ateliers sont proposés, mais
pas d’injonction à produire ou à créer parce qu’un GEM c’est avant tout un
lieu, un espace où être. Ce lieu, ce local, agit comme une membrane permettant
de venir clore quelque chose de la relation et la préserver, tout en favorisant
l’ouverture vers autrui, le collectif. L’importance que peut prendre un GEM
dans la vie de certains adhérents est manifeste. Cette colonne vertébrale,
cette rythmicité, donne un point de repère tout en proposant un étayage qui se
meut avec le temps en facteur de stabilité. Cela conditionne même pour certain
une réelle mise à distance d’une hospitalisation ou d’un retour aux soins
intenses.
Début 2019 se déroulera le 5ème
Inter-GEM, une Journées regroupant les 8 GEMs, adhérents, salariés,
sympathisants, intervenants, partenaires institutionnels et associatifs pour
partager et mutualiser les expériences, les savoir faire, les difficultés
rencontrées, et rire ensemble. L’occasion peut-être de s’y rendre et de le
vivre.
Ateliers de Gestes.
Atelier de Gestes, de mouvements.
Mouvements à extraire de soi et à déployer sur des surfaces de projections. Se
projeter, se jeter à corps perdu et s’y retrouver peut-être.
Atelier où on peut lâcher, libérer
une forme, quelques traces, quelques volutes, une harmonie de couleurs ou un
agglutinement de matière qui sort sans se soucier de rien. Où il est possible
de ne rien représenter si telle est son envie, de ne rien faire aussi, alors
juste s’asseoir et regarder les autres faire ou bavarder.
Atelier où on a la possibilité de
pas finir, de ne pas remplir tout l’espace, de ne pas achever. Atelier où on
peut reprendre un tableau de semaines en semaines, où on peut parfois ajouter
sa touche, son empreinte sur le tableau d’un autre et le terminer à sa place.
Où on peut peindre en même temps que l’autre, à coté de lui et se servir de ce
qu’il trace pour trouver en soi une forme à dire, une façon de conjuguer les
gestes.
Ces images sont des extraits des
gestes peints entre septembre et décembre par Samuel, Enzo, Matia, Evan,
William et Ryad du groupe des korrigans.
Un automne à l'ITEP Paolo FREIRE.
Voici un diaporama d'une partie des activités et ateliers qui se sont déroulés à l'ITEP Paolo FREIRE depuis la rentrée 2019 :
Jardinage
Ateliers émotions
Ateliers petite cuisine
Ateliers nature et écologie, fabrication d'un herbier
Le repas d'Halloween
Sensibilisation à la famine dans le monde
Sortie au marché de Noël
Jardinage
Ateliers émotions
Ateliers petite cuisine
Ateliers nature et écologie, fabrication d'un herbier
Le repas d'Halloween
Sensibilisation à la famine dans le monde
Sortie au marché de Noël
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